Louis BRUNET

Matricule 45308
decede
Portrait de Louis BRUNET
Louis Brunet dans les années 1950 © Pierre Cardon. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Louis, Edmé, Daniel, Brunet naît le 7 avril 1907 à Fontainebleau (Seine-et-Marne), fils d’Eugène Brunet, 41 ans, menuisier, et d’Henriette Moulin, son épouse, 31 ans, domiciliés au 41, rue de Fleury. Louis est le cinquième d’une famille de sept enfants vivants.

Début 1937, Louis Brunet est domicilié au 13 rue Diaz à Boulogne-Billancourt [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92). Il travaille comme polisseur.

Le 30 janvier 1937 à Boulogne-Billancourt, il se marie avec Germaine Saint-Pol, née le 25 juin 1900 à Épernay (Marne), teinturière, habitant à la même adresse.

Au moment de son arrestation, Louis Brunet est domicilié au 6, rue de Solférino à Boulogne-Billancourt. Il participa au soutien de sa mère, âgée de 64 ans.Louis Brunet est déclaré comme menuisier après son arrestation ; Louis Eudier, du Havre, et René Besse, de Créteil, désignent comme ébéniste un homme portant le même nom et surnommé « la biche » ou « Labiche ». Pendant six ans avant guerre, Louis Brunet travaille pour la Maison Hervé, sis au 7 rue de la procession à Paris 15e.

Il est mobilisé le 15 avril 1940 et rendu à la vie civile le 19 août suivant (trois de ses frères ont également été mobilisés).

Du début septembre jusqu’à son arrestation, il travaille comme menuisier aux Studios de Billancourt, sis au 50, rue du Point-du-Jour.

Sous l’occupation, la police française considère Louis Brunet comme un « communiste notoire (participant) très activement à la propagande clandestine ».

Le 14 octobre 1940, il est arrêté sur son lieu de travail par les services du commissariat de circonscription de Boulogne-Billancourt, pour activité communiste et distribution de tracts, mais est relaxé peu après faute de charges suffisantes.

Le 26 octobre, le préfet de police de Paris signe un arrêté collectif par liste ordonnant son internement administratif, parmi 38 personnes visées ce jour-là dans le département de la Seine (dont 12 futurs “45000”). Le jour-même, Louis Brunet est interpellé par les policiers du commissariat de Boulogne-Billancourt, puis conduit au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé au début du mois dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt.

Centre de séjour surveillé d’Aincourt. Plan de l’enceinte montrant les points d’impact après le bombardement par un avion anglais dans la nuit du 8 au 9 décembre 1940. Arch. dép. des Yvelines (1W71).

Louis Brunet est assigné à la chambre 32.