Louis BUVAT

Matricule 45320
decede
Photographie de Louis BUVAT
Louis Buvat à Auschwitz, le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/12/buvat-louis-alexandre/
Convoi 45000

Louis, Alexandre, Buvat naît le 6 septembre 1892, à Bourges (Cher – 18), chez ses parents, Auguste Buvat, 36 ans, ajusteur, et Julie Cocu, 32 ans, son épouse, domiciliés rue Saint-Joseph, dans le quartier d’Auron. Les témoins pour l’inscription du nouveau-né à l’état civil sont un ajusteur et un tailleur de pierre. Louis a une sœur, Camille, Pauline, née le 4 septembre 1884, et deux frères, Albert, né le 10 janvier 1886, et Adrien Auguste, né le 7 avril 1888.

En 1906, toute la famille habite au 9 rue Diderot à Bourges (quartier d’Auron-banlieue). Les trois fils sont apprentis ajusteurs aux Établissements militaires.

Le 24 septembre 1907, quand leur sœur se marie à Bourges avec un mécanicien venu de Paris 13e, Albert Buvat habite déjà à Puteaux (Seine / Hauts-de-Seine).

Pendant un temps (avant 1912 ?), Louis Buvat est domicilié au 6, rue Rouget-de-L’Isle, à Puteaux (Seine / Hauts-de-Seine). Il travaille comme tourneur sur métaux.

Le 10 octobre 1913, il est incorporé comme apprenti-marin au 3e dépôt des équipages de la flotte (matricule 26854). Du 2 août 1914 au 14 janvier 1916, il est considéré en mer. Le 27 novembre 1914, il est matelot de 3e classe. Du 19 mars au 13 novembre 1916, puis du 19 mars au 21 mars 1917, il est en mer. Le 3 mars 1918, il est nommé matelot de 2e classe canonnier. Le 25 août 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire à Bourges, chez ses parents, alors domiciliés dans la petite rue Chertier, quartier de Mazières.

Le 14 septembre 1919, Auguste Buvat, 63 ans, décède à son domicile ; Louis Buvat se rend avec un voisin au service de l’état civil afin de déclarer le décès de son père.

Le 29 octobre 1921, à Bourges, Louis Buvat épouse Marie Chagnon ou Chagnou, née le 24 juillet 1897 à Chambon (18). Le couple s’installe rue Chertier avec la mère de Louis. Tous trois y habiteront encore en 1936, Marie et Louis Buvat n’ayant pas d’enfant.

Celui-ci est tourneur à l’École Centrale de Pyrotechnie (ECP) – technique de fabrication et d’utilisation des munitions d’artillerie -, qui fait partie des Établissements militaires de Bourges.

Bourges. Les Établissements militaires dans les années 1900. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Louis Buvat est un des principaux dirigeants du syndicat des Établissements entre les deux guerres.

Membre du bureau du syndicat des EM de Bourges de 1920 à 1926, il devient secrétaire adjoint en 1922 et secrétaire général en 1926-1927, puis sans avoir de titre, il reste le dirigeant écouté du syndicat unitaire.

Sans doute d’abord membre du Parti socialiste, il adhère au Parti communiste après le congrès de Tours ; il est membre de la commission administrative fédérale comme suppléant en 1921 et titulaire en 1922. En 1924, lors de la réorganisation sur la base des cellules, il est élu secrétaire du rayon de Bourges ; il appartient alors à la cellule numéro 1.