Louis CHAUSSARD

Matricule 45362
decede
Photographie de Louis CHAUSSARD
Louis Chaussard à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/07/chaussard-louis-charles/
Convoi 45000

Louis, Charles, Chaussard naît le 25 août 1889 à Cercy-la-Tour (Nièvre), chez ses parents, Étienne Chaussard, 42 ans, journalier, et Annette Michaud, son épouse, 34 ans, sans profession, habitant au lieu-dit la Guette. Louis a – au moins – une sœur et deux frères plus âgés.

Pendant un temps, Louis Chaussard travaille comme employé de commerce.

Le 3 octobre 1910, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 56e régiment d’infanterie à Chalon-sur-Saône afin d’y accomplir son service militaire. Il est envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1912, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 12 juillet 1913, à Cercy-la-Tour, il épouse Clémentine Chatelain. Ils auront quatre enfants.

Il est rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914 et arrive au corps deux jours plus tard. Le 25 août 1914, à Essey-la-Côte (Meurthe-et-Moselle), lors de la bataille de la Trouée de Charmes (une offensive allemande contrée), il est blessé par balle au mollet droit. Le 28 mars 1915, il est évacué du Bois d’Ailly, dans la forêt d’Apremont (Meuse) pour atrophie papillaire (œil malade). Il retourne aux armées le 25 août suivant. Le 2 avril 1917, il est évacué du secteur de la Courtine pour courbature fébrile (ferme de Maisons de Champagne ?). Le 20 janvier 1919, il passe au 8e escadron du train (des équipages). Le 3 avril suivant, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire chez lui, à Cercy-la-Tour.

Le 4 juillet 1919, Louis Chaussard est embauché par la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1]. Le 4 novembre 1920, l’armée le classe dans l’affectation spéciale au titre de la 2e section des chemins de fer de campagne, employé à la PLM en qualité de manœuvre à Cercy-la-Tour. En octobre 1926, il est plus précisément affecté spécial comme manœuvre laveur à l’entretien.

Cercy-la-Tour. La gare et vue générale. Carte postale oblitérée en 192. Collection Mémoire Vive.

À la mi-mai 1929, il est domicilié au 74, rue de Montreprais (?) à Nevers.

En février 1933, le conseil de révision de Nevers lui reconnaît un taux d’invalidité de 25 % pour une hypermétropie élevée à l’œil droit avec amblyopie

À partir de septembre 1935 et jusqu’au moment de son arrestation, Louis Chaussard est domicilié au 1er ou au 16, rue de la Manutention à Dijon (Côte-d’Or). Il est alors sous-chef de brigade de manœuvre à la gare SNCF de Dijon-Ville.

La gare de Dijon-ville dans les années 1910. Carte postale, collection Mémoire Vive.

Le 23 juin 1941 [2], il est arrêté par les Autorités allemandes. En juillet, il est interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).