Louis DIDIER

Matricule 45471
decede
Photo non trouvée pour Louis DIDIER
Image de remplacement. Photographie de Louis DIDIER non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Louis, Jules, Albert, DIDIER naît le 23 août 1911 à Fontenay-le-Fleury (Seine-et-Oise / Yvelines), fils de Jules Didier, 35 ans, ouvrier (chaudronnier) aux Chemins de fer du Calvados, et de Marie Victorine Benard, 28 ans, sans profession.

Son père est rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Deux jours plus tard, il rejoint le 18e régiment territorial d’infanterie. Le 7 mars 1916, il passe en renfort au 223e R.T.I. Le 8 août suivant, il passe au 6e régiment du Génie. Le 30 juillet 1917, il est placé en “sursis d’appel” au titre de la Compagnie des Chemins de fer de Normandie à Ouville-la-Rivière (76). Ce sursis sera ensuite prolongé jusqu’à la date de l’armistice…

Au moment de son arrestation, Louis Didier est domicilié au 16, rue Delhomme, à Évreux (Eure), dans un quartier de lotissement où il vit avec sa mère, alors veuve. Lui-même est célibataire

Il est tôlier aux usines Renault d’Évreux.

Il est probablement secrétaire d’une cellule du Parti communiste.

Lors des élections cantonales d’octobre 1937, le Parti communiste présente un nommé Louis Didier, tôlier, comme candidat au Conseil général dans la circonscription d’Évreux-Sud.

Le 23 ou 24 octobre 1941, à 22 heures, Louis Didier est arrêté à son domicile par trois Feldgendarmes allemands. Ceux-ci le conduisent à Vernon, puis à la Maison d’arrêt d’Évreux.

Il est finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Le camp militaire de Royallieu en 1956. Au premier plan, en partant de la droite, les huit bâtiments du secteur A : « le camp des communistes ». En arrière-plan, la ville de Compiègne. Carte postale, coll. Mémoire Vive.

Entre fin avril et fin juin 1942, Louis Didier est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.