Louis, Clément, Gouffé naît le 11 ou le 13 novembre 1901 à Romainville [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93), fils d’Eugène Gouffé et de Victorine Brun, son épouse.
Pendant un temps, il est domicilié chez ses parents au 1, rue Saint-Germain et travaille comme électricien.
Le 1er avril 1921, il est mobilisé au 160e régiment d’infanterie, rejoignant son unité une semaine plus tard. Le 14 mai, il obtient le CPSM (?). Le 10 septembre, il est nommé caporal. Le 10 avril 1923, il passe au 25e régiment de tirailleurs algériens. Maintenu provisoirement sous les drapeaux (art. 33 de la loi du 21 mars 1905), il est renvoyé dans ses foyers le 15 mai suivant et de retire au 25, rue des Rigons (?), à Montreuil-sous-Bois (93), titulaire d’un certificat de bonne conduite.
En février 1924, il habite au 214, rue de Paris aux Lilas (93) ; en février 1929, au 84, rue du Moulin-à-Vent, à Montreuil ; en septembre de la même année, au 9, boulevard Émile Genevoix à Romainville, et, en juillet 1930, au 55, rue Girardet, à Bagnolet (93).
À partir de 1933 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 5, rue Vassou à Romainville.
Le 13 août 1920, à Montreuil-sous-Bois (93), il se marie avec Charlotte Ponthier, née le 15 juin 1904 à Paris 20e. Ils auront quatre enfants : Lucien, né le 7 novembre 1921 à Montreuil, Solange, née le 19 avril 1924, Odette, née le 14 juin 1926 à Romainville, et Madeleine, née le 15 mars 1933 à Paris 12e.
Louis Gouffé est plombier de formation, travaillant comme manœuvre dans différentes usines de la région parisienne.
Il est syndicaliste et militant du Parti communiste. Il est un lecteur assidu de L’Humanité et reçoit à son domicile « diverses revues d’inspiration marxiste ».
Pendant un temps, il est secrétaire du Comité de chômeurs de Romainville (secteur Est) et membre de la commission paritaire de chômage de la commune.
Le 11 juillet 1938, il entre comme employé communal à la Ville de Romainville en qualité de cantonnier (titularisé en 1939). Il serait l’instigateur d’un ou plusieurs mouvements de grève au sein du personnel communal.
Le 22 août 1939, il est rappelé sous les drapeaux par l’ordre de mobilisation générale et affecté à la 22e section d’infirmiers, en garnison à la caserne Mortier. Mais il est démobilisé pour charge de famille le 31 octobre suivant.
Le 20 mai 1940, à la suite d’une distribution de tracts du Parti communiste clandestin, la police perquisitionne son domicile sans y trouver de document ou d’objet compromettant.