Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Louis, Émile, Eugène, Leroy naît le 28 septembre 1902 à La-Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), chez ses parents, Léon Leroy, 31 ans, artisan serrurier, et Charlotte Liebert, son épouse, 33 ans, domiciliés au 107, rue de Condé. Louis a – au moins – trois frères et une sœur : Jacques, né le 25 novembre 1894, Georges, né le 20 juillet 1896, Pierre, né le 23 avril 1898, Jeanne, née le 31 janvier 1901, tous à La Ferté.
En 1912, son père, alors ouvrier mécanicien, amène sa famille habiter à Puteaux [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92), dans un logement au 19, rue du Marché. Son épouse est peut-être alors décédée.
En décembre 1920, Louis Leroy commence (?) à travailler comme monteur en chauffage chez Roth et Rousseau, entreprise de chauffage central sise au 24, rue Diaz à Boulogne-Billancourt (92). C’est un ouvrier sérieux qui rapporte régulièrement sa paie à son père.
En juillet 1922, il travaille aux ateliers de l’Association de patrons fumistes, sise au 19, passage Dubail (Paris 10e).
En février, examiné par le Conseil de révision, il est reconnu bon pour le service armé et doit être incorporé avec le contingent de la classe 1922.
Le 29 octobre, Louis Leroy est arrêté sur les grands boulevards au cours d’une manifestation organisée par l’Union anarchiste, d’abord conduit au commissariat de police du quartier de la Porte-Saint-Martin, puis envoyé au dépôt de la préfecture de police. Poursuivi pour outrages et rébellion par le tribunal de première instance de la Seine, il est transféré à la prison de la Petite-Roquette. Cependant, il est mis en liberté provisoire le 31 octobre.
Le 1er novembre, un rapport de police (renseignements généraux ?) établi en urgence pour le juge d’instruction indique que Louis Leroy, 22 ans, est adhérent à la section communiste de Puteaux, « mais, jusqu’à présent, il n’a pas été signalé comme fréquentant les milieux anarchistes ».
Le 17 novembre, il est incorporé au 155e régiment d’artillerie afin d’accomplir son service militaire.
Le 9 décembre, son affaire vient devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de la Seine, mais est renvoyée au 6 janvier 1923.
Le 5 juin 1924, il est renvoyé dans ses foyers ; il adhèrera à l’Amicale des réservistes de Puteaux.
Le 24 décembre 1925 à Puteaux, son frère, Pierre Leroy se marie avec Jeanne Lucienne Mirat.
