Lucie Dite Lucette PÉCHEUX

Matricule 31633
decede
Portrait documenté de Lucie Dite Lucette PÉCHEUX
En 1938 © Corinne Dromard-Abspoel.
Convoi 31000

En 1938 © Corinne Dromard-Abspoel.

Lucie, Andrée, Lable naît le 14 mai 1905 à Nevers (Nièvre), chez ses parents Antoine Lable, 35 ans, peintre en bâtiment, et Hélène Blois, 29 ans, son épouse, domiciliés au 6, rue Creuse. Lucie est la deuxième d’une famille de cinq enfants. Un premier frère, Georges, né le 15 octobre 1897 à Nevers, décède prématurément le 20 mai 1900. Puis viennent Marcelle, née le 27 février 1903 à Nevers, et Suzanne, née le 23 février 1907. Alors que Lucette a à peine six ans, la famille se transporte à Tours (Indre-et-Loire), sans doute parce que le père y a trouvé un meilleur emploi. Dans cette ville naissent Albert, le 15 janvier 1910, et Georges, le 10 octobre 1913.

Lucie – “Lulu” – va à l’école communale jusqu’au certificat d’études primaires, puis apprend le métier de culottière.

Le 29 avril 1923, à Tours, peu avant son dix-huitième anniversaire, elle se marie avec Camille Jean Pécheux, né le 2 mai 1900 dans cette ville, employé de commerce.

Camille Pécheux, dans les années 1930. © Collection Corinne Dromard.

Leurs fille, Gisèle, Andrée, naît le 6 novembre 1923 à Tours. Mais le couple se séparera.

En 1935, Lucie Pécheux adhère au parti communiste, et au Secours populaire de France en 1937, sans y occuper aucune fonction. Dans ce cadre, elle rencontre René Despouy, responsable de la section de Tours/Saint-Pierre-des-Corps des Jeunesses communistes, et Jean Pottier, né le 15 juin 1913 à Tours, menuisier-ébéniste, ayant adhéré au Parti communiste en 1937, secrétaire régional des Jeunesses communistes en 1938, avec qui elle se mettra en ménage.

Lucie au centre, entourée de sa sœur Marcelle (à gauche) et de sa fille Gisèle (à droite). © Corinne Dromard-Abspoel.

Jean Pottier est mobilisé en septembre 1939. N’ayant pas été fait prisonnier lors de la Débâcle, il est démobilisé à l’été 1940, et s’installe dans la capitale, habitant un logement modeste, situé sous les combles d’une maison bourgeoise, au 5, rue de l’Odéon (Paris 6e).

Portail sur la rue de l’Odéon, 2019. Photo Mémoire Vive.

Vue vers les combles depuis la cour, 2019. Photo Mémoire Vive.

Lucie Pécheux y habite à partir du 15 octobre suivant. Jean Pottier travaille (en dernier lieu) à la maison Queriel, un atelier de menuiserie au 81, rue Saint-Dominique, Paris 7e. Lucie est mécanicienne en confection à la maison Magfa, sise au 5 et 7 rue des Arquebusiers (Paris 3e). Gisèle, fille de Lucie, vit avec eux. À l’été 1941, elle travaille à la maison Abraham, au 46, rue de Turenne (Paris 3e), confectionnant des imperméables.