Lucien MATTÉ

Matricule 45863
decede
Photo non trouvée pour Lucien MATTÉ
Image de remplacement. Photographie de Lucien MATTÉ non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Lucien, Louis, Henri, Matté naît le 26 juillet 1901 à Fleury-sur-Andelle (Eure – 27), chez ses parents, Émile, Henri, Matté, 29 ans, ouvrier de filature, et Charlotte Lemarié, son épouse, 22 ans, domiciliés rue de Courey prolongée (tous deux seront décédés au moment de son arrestation).

Le 15 avril 1921, Lucien Matté part effectuer son service militaire comme soldat de 2e classe au 154e régiment d’Infanterie à Metz (Moselle). Il est renvoyé dans ses foyers le 10 juin 1923.

Le 27 février 1926 à Paris 20e, il se marie avec Christiane P., mais leur couple – qui n’a pas eu d’enfant – vit séparé au moment de son arrestation.

Il habite au 12, rue des Mastraits à Noisy-le-Grand [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93).

En 1936, il adhère au Parti communiste.

Le 23 août 1939, à la veille de la déclaration de guerre, Lucien Matté est rappelé et mobilisé au Centre ouvrier de mécanique de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). Il est démobilisé le 19 juillet 1940 à Ayers (Corrèze).

Il trouve alors un emploi dans l’atelier de menuiserie de la fabrique de meubles d’enfants Bournay et Marti, au 12 rue Mousset-Robert à Paris 12e.

Lucien Matté est actif au sein du Parti communiste clandestin et participe à des distributions de tracts appelant au sabotage. Il héberge également des ouvriers refusant de partir en Allemagne.

Le 9 octobre 1941, vers 16 heures, il est arrêté sur son lieu de travail par des inspecteurs de la brigade spéciale de la préfecture de police. Le 13 octobre, il est conduit au dépôt de la préfecture et, le lendemain, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif.

Le 10 novembre, Lucien Matté fait partie des 58 militants communistes transférés du dépôt au « centre de séjour surveillé » (CSS) de Rouillé, au sud-ouest de Poitiers (Vienne) ; arrivés le 12.

Le 22 mai 1942, il fait partie d’un groupe de 156 internés – dont 125 seront déportés avec lui – remis aux autorités d’occupation à la demande de celles-ci et conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).