Madeleine DAMOUS, née Demiot

Matricule 31690
🕊️ Morte en déportation
Photographie non retrouvée pour Madeleine DAMOUS, née Demiot
Photographie individuelle non retrouvée. Image de remplacement.

Madeleine Demiot naît le mars à Saint-Aigny Indre dans une famille de deux enfants Son père est cultivateur au Breuil commune de Saint-Aigny Elle va a l’école de Mérigny commune voisine. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

En âgée de ans elle épouse René Damous né le février à Paris comptable Le couple s’installe à Champigny-sur-Marne Val-de-Marne. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

René est communiste secrétaire de la section de Champigny des Amis de l’Union soviétique Madeleine le rejoint dans ses convictions. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Le er avril le couple est arrêté à Paris par les brigades spéciales de la préfecture de police. René Damous conduit au fort de Romainville matricule à préciser le même jour que Madeleine y est resté en qualité d’otage Sühneperson Le octobre il est fusillé au fort du…

Madeleine DAMOUS, née Demiot est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31690, tatoué sur son avant-bras gauche.

C’est là qu’elle succombe vers le mars selon le témoignage des rescapées. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Madeleine DAMOUS, née Demiot demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse. Les archives et les témoignages sont croisés avec prudence, car les destructions de documents et le temps écoulé laissent parfois des dates, des fonctions ou des circonstances sans réponse définitive.