Madeleine Odru née DISSOUBRAY dite Jacqueline naît le novembre à Sainte-Marguerite-lès-Aumale Seine-Inférieure aujourd’hui Seine-Maritime Elle grandit à Aumale et à Rouen Son père est ingénieur agronome. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
Madeleine se marie avec Louis Odru elle a eu deux enfants. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
En elle cesse d’exercer son métier pour se mettre à la disposition de la résistance Elle fait partie des premières organisations spéciales de sabotage ce qui deviendra les F T P du secrétariat de la… Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
Madeleine Dissoubray avant son arrestation photographie de studio. Le août Madeleine Dissoubray fait partie d’un groupe transféré au camp allemand du Fort de Romainville Elle y est inscrite sous le matricule n.
Madeleine, dite “Jacqueline”, ODRU, née DISSOUBRAY est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31660, tatoué sur son avant-bras gauche.
De là elles gagnent Paris par le train où elles arrivent le avril C’est le groupe le plus important de libérées ensemble c’est le parcours le plus partagé. Son retour ne met pas fin aux conséquences physiques et morales des prisons, des camps, des transferts et des deuils accumulés.
Madeleine, dite “Jacqueline”, ODRU, née DISSOUBRAY compte parmi la minorité des rescapées du convoi et porte après 1945 la mémoire de celles qui ne reviennent pas. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse. Les archives et les témoignages sont croisés avec prudence, car les destructions de documents et le temps écoulé laissent parfois des dates, des fonctions ou des circonstances sans réponse définitive.