Madeleine, dite »Mado » PERRIOT, née DOIRET

Matricule 31644
🌿 Rescapée de la déportation
Portrait documenté de Madeleine, dite »Mado » PERRIOT, née DOIRET
Crédit non indiqué par la source

Madeleine Joséphine Sylvie Doiret naît le novembre à Ivry-sur-Seine Val-de-Marne fille Pierre Doiret ans piqueur et d’Yvonne Pagès vendeuse aînée de cinq enfants dont Roger Pierre né le mai à Issy-les-Moulineaux Hauts-de-Seine. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Le décembre à Paris e il se marie avec Yvonne Pagès vendeuse dans une crémerie aux Halles Les Doiret font construire un pavillon à Ivry impasse Massing Leurs enfants vont à l’école jusqu’à seize ans… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Le père Pierre Doiret milite au Parti communiste. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Le juin Madeleine Doiret est arrêtée par cinq inspecteurs des brigades spéciales qui ont filé pendant des semaines Jacqueline Quatremaire qu’elle voyait pour le travail clandestin. Le août elle fait partie d’un groupe de détenues dont dix-neuf seront déportées avec elle transférées au camp allemand du Fort de Romainville situé sur la commune des Lilas Seine-Saint-Denis…

Madeleine, dite »Mado » PERRIOT, née DOIRET est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31644, tatoué sur son avant-bras gauche.

Le avril Madeleine est parmi les détenues françaises libérées sur intervention de la Croix-Rouge et emmenées en Suède. Son retour ne met pas fin aux conséquences physiques et morales des prisons, des camps, des transferts et des deuils accumulés.

Madeleine, dite »Mado » PERRIOT, née DOIRET compte parmi la minorité des rescapées du convoi et porte après 1945 la mémoire de celles qui ne reviennent pas. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.