Madeleine Davy nait le août à Mont-Saint-Martin Meurthe-et-Moselle dans une famille de dix enfants dont sept sont encore vivants en Son père métallurgiste est tué en dans un accident de travail à l’usine métallurgique de… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
À une date restant à préciser elle épouse Pierre Zani ouvrier métallurgiste Le couple s’installe à Longwy. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
Militante du parti communiste de Longlaville Madeleine Zani est responsable des femmes communistes du bassin de Longwy avant-guerre. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
Le août elle est arrêtée à Bordeaux par deux policiers l’un français l’autre allemand puis emprisonnée au Fort du Hâ prison de la ville. Le octobre Madeleine Zani est parmi les soixante-dix hommes et femmes dont trente-trois futures les Bordelaises et les Charentaises transférés depuis le Fort du Hâ et la caserne Boudet de…
Madeleine ZANI, née Davy est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31744, tatoué sur son avant-bras gauche.
Madeleine Zani meurt à Birkenau le avril d’après l’acte de décès du camp Aucune rescapée n’a pu témoigner des circonstances de sa disparition. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.
Madeleine ZANI, née Davy demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.