Marcel DURAND

Matricule 45514
decede
Photographie de Marcel DURAND
Marcel Durand © FNDIRP 54 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/08/durand-marcel-alexandre/
Convoi 45000

Marcel, Alexandre, Durand naît le 23 septembre 1908 à Bellechaume (Yonne – 89), chez ses parents, Jules Eugène Durand, 26 ans, maréchal-ferrant, puis forgeron, et Émilienne Barde, 26 ans, son épouse.

Son père déménage très souvent.

Mobilisé dans l’artillerie au cours de la Première Guerre mondiale, celui-ci est envoyé en congé illimité de démobilisation le 3 mars 1919 et se retire dans ses foyers au 20 rue Gambey, à Troyes.

Début mai 1921, il déclare habiter à Noyers (89), peut-être chez son propre père… En avril 1926, il est domicilié rue du Diacre à Bohain (Aisne).

Le 22 juin 1935 à Toul (54), Marcel Durand épouse Marie Petitclair.

Au moment de son arrestation, il est domicilié à Villerupt (Meurthe-et-Moselle – 54), près de la frontière avec le Luxembourg ; son adresse reste à préciser.

Sa profession reste à préciser.

Il est probablement arrêté comme otage à la suite du sabotage, dans la nuit du 4 au 5 février 1942, du transformateur électrique de l’usine sidérurgique d’Auboué qui alimente également 17 puits de mine (fer) du bassin de Briey ; action de résistance qui déclenche une vague d’arrestations dans le département (70, dont plusieurs dizaines de futurs “45000”) ; à vérifier…

À une date restant à préciser, il est transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

La caserne de Royallieu en 1957 ; au deuxième plan, alignés transversalement, les six grands bâtiments du quartier C. Isolés par une clôture de barbelés, ils ont constitué le “camp juif” du 13 décembre 1941 au 6 juillet 1942. Ensuite, ils ont servi au regroupement des détenus pour le prochain convoi en partance. L’enceinte et les miradors du camp ont disparu (les deux hangars en bas à gauche n’existaient pas). Carte postale. Coll. Mémoire Vive.

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30. Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.