Marcel VAISSE

Matricule 46165
decede
Photo non trouvée pour Marcel VAISSE
Image de remplacement. Photographie de Marcel VAISSE non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Marcel, Désiré, Vaisse naît le 4 mars 1902 à Paris 13e, fils de Paul Vaisse, 26 ans, garçon livreur, et de Marie Floquet, son épouse, 22 ans, blanchisseuse, domiciliés au 37, rue du Banquier.

Le 8 mai 1922, il est incorporé au 21e régiment d’artillerie afin d’y accomplir son service militaire. Mais, dès le 24 mai suivant, la commission de réforme de Langres (Haute-Marne) le réforme temporairement pour albuminurie, décision maintenue à plusieurs reprises par différentes commissions.

Le 7 juillet 1923 à la mairie du 5e arrondissement de Paris, Marcel Vaisse, alors tôlier, se marie avec Juliette Ramel, née le 20 septembre 1895 à Toul (Meuthe-et-Moselle), infirmière en maternité qui demeure comme lui au 283, rue Saint-Jacques à Paris 5e, près de l’hôpital du Val-de-Grâce. Ils ont un fils, Edmond Charles, né en 1917 à Toul.

Le 25 mai 1925, Marcel Vaisse est rappelé à l’activité militaire au 22e bataillon d’ouvriers d’artillerie (B.O.A.), peut-être à la 2e compagnie au camp de Satory-Versailles. Mais le 1er juillet suivant, la commission de Versailles le déclare réformé définitif n° 2 pour « albuminurie persistante accompagnée de petits signes d’insuffisance rénale, éblouissements, vertiges, céphalées ». Il est renvoyé dans ses foyers le lendemain.

Au printemps 1926, Marcel Vaisse habite dans le lotissement récent des Boutons d’Or à Paray-Vieille-Poste [1] (Seine-et-Oise / Essonne).

Au moment de son arrestation, Marcel Vaisse est domicilié au 10, avenue des Frênes (ou de Fresnes ?) à Paray-Vieille-Poste [1] (Seine-et-Oise / Essonne). En 1931, il est alors tôlier chez Ripoche, et son fils Edmond est apprenti chez Lerousse ou Larousse.

Au printemps 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, Marcel Vaisse est domicilié au 10, avenue des Frênes à Paray-Vieille-Poste (les voies des lotissements ont reçu des noms). Il est alors artisan en fumisterie (monteur). En 1936, son fils est devenu géomètre chez Lerousse.

Cheveux châtain, yeux bleus, il porte une moustache.

Il est inscrit au Parti communiste à partir de 1925. En 1936, il est élu conseiller municipal de Paray-Vieille-Poste, premier adjoint au maire.

Pendant la “drôle de guerre”, Marcel Vaisse est “affecté spécial” à la S.E.L.T. [?]. Son fils est mobilisé comme soldat. Lui-même revient à Paray le 4 octobre 1940. Selon la police française, « son retour coïncide curieusement avec la recrudescence de propagande communiste et de distribution de tracts ». Il fait circuler une liste de souscription en faveur de l’ancien maire, Léon Bertrand, alors interné à Djelfa, au sud de l’Algérie (en “zone libre”).

Le 24 octobre 1940, le commissaire de police de la circonscription d’Athis-Mons remplit un formulaire de “Notice individuelle à établir au moment de l’arrestation” au nom de Marcel Vaisse.