Marguerite Helleringer naît le juin à Paris e chez ses parents Michel Helleringer ans lorrain d’origine et Élisa Pïnck son épouse ans domiciliés au rue des Haies Son père travaille comme tôlier dans une entreprise… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
Le mai à Paris e Marguerite se marie avec Jean-Louis Corringer né le novembre à Robert-Espagne Meuse graveur sur métal il sera graveur sur acier à la fabrique-caroucherie Gaupillat au bis rue de Vaugirard dans… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
Dès le couple participe à la lutte clandestine Jean Corringer met son appartement parisien au rue Haxo à Paris e à la disposition du Parti communiste clandestin De son côté Raymond Ballet employé du métro… Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
Le février au métro Reuilly-Diderot Marguerite Lamy est arrêtée avec Arthur Dallidet responsable national aux cadres du PCF clandestin par les inspecteurs de la BS brigade spéciale de la police… Le mars elle est transférée au quartier allemand de la Maison d’arrêt de la Santé à Paris e au secret Le août elle fait partie des détenus dont trente-cinq futures…
Marguerite CORRINGER, née Helleringer est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31657, tatoué sur son avant-bras gauche.
Le avril Marguerite Corringer fait partie des trente prises en charge par la Croix-Rouge internationale et acheminées en camion à Saint-Gall en Suisse De là elles gagnent Paris par le train où elles arrivent le avril C’est le groupe le… Son retour ne met pas fin aux conséquences physiques et morales des prisons, des camps, des transferts et des deuils accumulés.
Marguerite CORRINGER, née Helleringer compte parmi la minorité des rescapées du convoi et porte après 1945 la mémoire de celles qui ne reviennent pas. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.