Marguerite, Joséphine HOUDART

Matricule 31630
🕊️ Morte en déportation
Portrait documenté de Marguerite, Joséphine HOUDART
Crédit non indiqué par la source

Marguerite Joséphine HOUDART appartient au groupe des femmes françaises déportées depuis Compiègne vers Auschwitz en janvier. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Elle apprend le métier de papetière et épouse en à Paris Robert Houdart imprimeur qui exploite une petite imprimerie impasse Saint-Sébastien dans le XIe arrondissement. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

La police a pris en filature les acheteurs de papier des communistes qui alimentaient les imprimeries clandestines. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Les circonstances exactes de son arrestation ne sont pas entièrement documentées. Marguerite Houdart est transférée à Romainville le août.

Marguerite, Joséphine HOUDART est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31630, tatoué sur son avant-bras gauche.

Elle est morte vers le mai selon le Livre des Morts d’Auschwitz le avril. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Marguerite, Joséphine HOUDART demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse. Les archives et les témoignages sont croisés avec prudence, car les destructions de documents et le temps écoulé laissent parfois des dates, des fonctions ou des circonstances sans réponse définitive. Ces silences documentaires font partie de son histoire et ne doivent jamais être comblés par une invention.