Marguerite Marie Philomène Henriette Joubert nait le février à Vallet Loire-Inférieure Loire-Atlantique fille de Pierre Joubert ans ouvrier-maçon puis employé d’assurance et de Marguerite Potier ans couturière son épouse Elle a deux frères Pierre né… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
Le novembre à Chantenay quartier de Nantes Marguerite Joubert ans se marie avec André Lermite ans le collègue avec lequel elle a milité sur le plan syndical et politique Les témoins au mariage sont un… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
Ayant été nommée titulaire de l’Enseignement Marguerite Joubert adhère au Syndicat National des Instituteurs où elle rencontre André Lermite et Alphonse Braud deux instituteurs militants originaires de Chantenay Ils rejoignent tous les trois le Groupe… Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
Le juillet à heures de matin André Lermite est arrêté chez lui par la police française de même qu’Alphonse Filloleau et Jean Raynaud qui seront déportés avec lui Tous trois… Le janvier cent premières femmes otages sont transférées en camions au camp de Royallieu à Compiègne leurs fiches individuelles du Fort de Romainville indiquent Nach Compiègne uberstellt transférée à Compiègne…
Marguerite LERMITE, née Joubert est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31835, tatoué sur son avant-bras gauche.
Le lendemain juillet à l’aube il fait partie des détenus conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises Après un voyage de deux jours et demi ils sont enregistrés au… Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.
Marguerite LERMITE, née Joubert demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.