Marie-Claude VAILLANT-COUTURIER

Matricule 31685
decede
Portrait documenté de Marie-Claude VAILLANT-COUTURIER
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Convoi 31000

Marie-Claude Vogel naît le 3 novembre 1912 à Paris ; elle est l’aînée des enfants de Lucien Vogel et de Cosette de Brunhoff, appartenant à une famille protestante qui a soutenu le capitaine Dreyfus. Ses parents dirigent des revues culturelles ou consacrées aux loisirs. Son père membre de la SFIO, il se prononce en 1920 pour l’adhésion à la IIIe Internationale. Par ailleurs, en tant qu’éditeur, il crée le magazine Vu en 1928.

L’engagement contre le nazisme

Marie-Claude Vogel choisit d’être reporter-photographe.

En 1934 , elle adhère à la Jeunesse communiste et participe à la fondation, en 1936 de l’Union des jeunes filles de France. Par ailleurs également en 1934, Marie-Claude adhère à l’Association des Écrivains et Artistes révolutionnaires.

En septembre 1937, quelques semaines avant la mort subite de celui-ci, elle épouse Paul Vaillant-Couturier, rédacteur en chef de L’Humanité , dont elle est la compagne depuis 1934.

Elle entre en 1938 au service photo de L’Humanité ; elle en prend ensuite la responsabilité, et côtoie alors Gabriel Péri.

Le Nazisme, Marie-Claude en a eu l’expérience puisqu’elle l’a vu naître lors de longs séjours en Allemagne avec son père, journaliste d’origine alsacienne. Dès 1932, en assistant à un meeting d’Hitler, elle mesure la violence extrême de sa propagande et son impact sur les citoyens allemands.

Parlant couramment l’allemand et attachée à la revue Vu comme photographe, elle participe à une enquête journalistique in-situ sur la montée du nazisme en Allemagne. C’est lors de ce voyage en 1933, deux mois après l’accession d’Hitler au pouvoir, qu’elle réalise clandestinement les clichés des camps d’Oranienburg et de Dachau publiés dès son retour en France. Elle effectue également quelques reportages pour Regards , notamment sur les Brigades internationales.

En 1939, elle partage sa vie avec Roger Ginsburger dit Pierre Villon, un architecte ayant travaillé pour l’Internationale communiste, devenu un des principaux responsables militaires de la Résistance, et qui est élu député de l’Allier à la Libération.

La Résistance

Dès l’été 1940, témoignant d’un grand courage, puisqu’elle était au courant des cruautés nazies, elle fait face et s’engage dans la Résistance. Elle participe à des publications clandestines, notamment à L’Université Libre et à l’édition de L’Humanité clandestine. Elle assure la liaison entre la résistance civile (Comité des Intellectuels du Front National de lutte pour l’Indépendance de la France) et la résistance militaire de l’Organisation Spéciale.

Du dépot à Romainville