Marie-Jeanne est née à Douai le mars dans une famille de sept enfants tôt orpheline elle est élevée chez les Sœurs de la Miséricorde à Douai. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
Les renseignements conservés sur sa jeunesse, sa profession et sa vie familiale restent limités. Cette lacune est signalée ici afin de ne pas inventer un parcours que les archives disponibles ne permettent pas de reconstituer avec précision.
La notice ne permet pas toujours d’attribuer une fonction clandestine précise. Elle établit néanmoins que son histoire s’inscrit dans la répression visant les résistantes, les militantes, leurs familles ou les personnes ayant aidé des persécutés sous l’Occupation.
C’est sous son pseudonyme Nelly Nelson qu’elle est arrêtée en prétendant être anglaise Elle aurait pu prétendre n’importe quel surnom puisqu’elle n’avait pas de papier d’identité et c’est la raison… À la Santé où elle a été emprisonnée le août elle a tenté de se suicider en avalant les débris de son ampoule électrique après l’avoir cassée Elle est arrivée…
Marie-Jeanne DUPONT est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31703, tatoué sur son avant-bras gauche.
Marie-Jeanne est l’une des quarante-neuf survivantes du convoi Elle a été rapatriée de Mauthausen le avril. Son retour ne met pas fin aux conséquences physiques et morales des prisons, des camps, des transferts et des deuils accumulés.
Marie-Jeanne DUPONT compte parmi la minorité des rescapées du convoi et porte après 1945 la mémoire de celles qui ne reviennent pas. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse. Les archives et les témoignages sont croisés avec prudence, car les destructions de documents et le temps écoulé laissent parfois des dates, des fonctions ou des circonstances sans réponse définitive.