Marius VALLÉE

Matricule 46167
decede
Photo non trouvée pour Marius VALLÉE
Image de remplacement. Photographie de Marius VALLÉE non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

En 1927, le couple demeure au 159, rue de Paris, à Sotteville.

Marius Vallée est cheminot, aide-chaudronnier (n° agent SNCF : 44462) aux ateliers SNCF des Quatre-Mares à Sotteville où il répare les locomotives.

En 1931, son épouse est ouvrière de filature chez Bertel, rue Victor-Hugo.

De 1926 à 1931, Marius Vallée est secrétaire de la Maison du Peuple de Sotteville, au 323, rue de la République, que la police considère comme un « foyer communiste ». En 1932, il encore membre du conseil d’administration.

Le 22 mars 1932, le commissaire spécial de Rouen établit une notice individuelle à son nom, le désignant comme « militant et propagandiste du parti communiste et du syndicalisme unitaire (CGTU) […] ne semble pas être dangereux au point de vue national et ne paraît pas devoir être inscrit au carnet B ».

En 1938-1939, Marius Vallée est membre de la cellule de Saint-Étienne(-du-Rouvray)-Madrillet.

Après la grève nationale du 30 novembre 1938, lancée pour protester contre l’abandon des réformes du Front populaire, la direction de la filature Bertel – où a travaillé Thérèse Vallée – licencie tous les membres de la cellule d’entreprise du PC.

Au moment de son arrestation, Marius Vallée est domicilié au 27, rue Édison, à Sotteville.

En 1940, informé que celui-ci est un des principaux « meneurs » au sein des Ateliers des Quatre-Mares, avec Jodet et Roger Grelet, le commissaire de police de Sotteville-les-Rouen préconise son internement administratif.

Le 15 novembre de cette année, une perquisition à son domicile permet la découverte du texte des « hymnes communistes », L’Avant-Garde et L’Internationale , ainsi que du portrait encadré de Paul Vaillant-Couturier sur le marbre du buffet.

Le 4 août 1941, répondant à une note du préfet de Seine-Inférieure datée du 22 juillet, le commissaire principal de police spéciale de Rouen transmet à celui-ci une liste nominative de 159 militants et militantes communistes de son secteur dont il préconise de prononcer l’internement administratif dans un camp de séjour surveillé, tous anciens dirigeants ou militants convaincus ayant fait une propagande active et soupçonnés de poursuivre leur activité clandestinement et « par tous les moyens ». Parmi eux, Marius Vallée…