Marthe, dite “Violette”, HÉBRARD, née Guay

Matricule (31832?)
🕊️ Morte en déportation
Photographie non retrouvée pour Marthe, dite “Violette”, HÉBRARD, née Guay
Photographie individuelle non retrouvée. Image de remplacement.

Marthe Raymonde Guay dite Violette naît le octobre à Paris e au bis rue Chaligny à Paris e probablement chez une sage-femme fille d’Yvonne Barrier ans mécanicienne en fourrure domiciliée au rue Kléber à Montreuil… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Marthe Raymonde Guay dite Violette naît le octobre à Paris e au bis rue Chaligny à Paris e probablement chez une sage-femme fille d’Yvonne Barrier ans mécanicienne en fourrure domiciliée au rue Kléber à Montreuil… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

En octobre ou novembre lors de réunions du Secours populaire français Marthe fait la connaissance d’Adrien Hébrard né le avril à Paris e ayant adhéré au Parti communiste l’année de leur rencontre. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

À la suite de l’arrestation de Marcel Cretagne et de Solange Welter les inspecteurs de la brigade spéciale anti-terroriste BS trouvent chez cette dernière divers documents parmi lesquels une feuille… Marthe Hébrard passe six semaines au Dépôt une semaine à l’établissement pénitentiaire de Fresnes Seine Val-de-Marne Le janvier elle est transférée seule au Fort de Romainville situé sur la commune…

Marthe, dite “Violette”, HÉBRARD, née Guay est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le (31832?), tatoué sur son avant-bras gauche.

Charlotte Delbo relatera que Marthe Hébrard est morte en avril au Revier de Birkenau mais en ajoutant Aucun témoignage Il semble également qu’aucune archive d’Auschwitz à son nom n’a été conservée. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Marthe, dite “Violette”, HÉBRARD, née Guay demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.