Maurice COURTEAUX

Matricule 45407
decede
Photographie de Maurice COURTEAUX
Maurice Courteaux le 8 juillet 1942 à Auschwitz , photo retouchée par Pierre Cardon. — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/10/courteaux-maurice/
Convoi 45000

Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oswiecim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Maurice Courteaux naît le 16 février 1922 à Aubervilliers [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93), fils d’Albert Courteaux, 32 ans, fondeur, et de Marie-Louise Marès, son épouse, 31 ans, domiciliés au 45, rue des Écoles. Il a quatre sœurs : Raymonde, née en 1920, Odette, née en 1926, Gilberte, née en 1929, Denise, née en 1934 ; et un frère, Marcel, né en 1931.

Au moment de son arrestation, il est domicilié chez ses parents au 31, avenue Jean-Jaurès à La Courneuve [1] (93).

Il est célibataire (il a 20 ans).

Il est tourneur.

Le 16 septembre 1940, Maurice Courteaux est arrêté par les services du commissariat de police de la circonscription d’Aubervilliers dans le cadre d’une affaire de diffusion de tracts communistes impliquant douze personnes dont neuf jeunes gens, hommes et femmes.

Tous (?) sont conduits au dépôt, puis écroués à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e), comme l’indiquera un document ultérieur : « incarcéré à la prison de la Santé pour propagande communiste clandestine ». Le 10 octobre, ils sont remis aux autorités d’occupation, les hommes étant transférés à la prison militaire du Cherche-Midi (Paris 15e), qui dispose d’un tribunal.

Paris. La prison militaire du Cherche-Midi en 1903. Carte postale, collection Mémoire Vive.

Le 31 octobre, une cour militaire allemande de Paris condamne Maurice Courteau à trois mois de prison, comme plusieurs de ses camarades : Boschetto, Gaudray, Royer, Sarrechia… Sa peine est confirmée le 29 novembre suivant. Le 5 décembre, il est transféré à l’établissement pénitentiaire de Fresnes (Seine / Val-de-Marne).

L’établissement pénitentiaire de Fresnes après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Le 21 février 1941, Maurice Courteau est relaxé.

Le 28 avril 1942, il est arrêté à son domicile par des policiers français et des Feldgendarmes , comme otage, lors d’une grande vague d’arrestations (397 personnes) organisée dans le département de la Seine par les « autorités d’occupation », avec le concours de la police française et visant majoritairement des militants du Parti communiste clandestin ayant fait l’objet d’une poursuite judiciaire pour activité clandestine et ayant été libérés, soit après avoir bénéficié d’un non-lieu, d’un acquittement ou d’un sursis, soit après avoir fini de purger une courte peine, parmi lesquels beaucoup de jeunes gens. Les hommes arrêtés sont rapidement conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).