Maurice ROUSSEL

Matricule 46081
decede
Photographie de Maurice ROUSSEL
Maurice Roussel, photo Roland Roussel — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2008/03/roussel-maurice/
Convoi 45000

Maurice, Fernand, Roussel naît le 24 janvier 1909 à Hoëricourt (Haute-Marne), fils d’André Roussel, 21 ans, alors soldat au 115e d’infanterie, et de Marie Bugniot, 18 ans. Maurice Roussel est pupille de la Nation à onze ans (2/12/1919).

Le 24 août 1929 à Hoëricourt, il se marie avec Suzanne Beurton, née le 30 avril 1910 à Meaubette, commune de Trinqueux (Marne – 51). Ils ont un fils : Roland, né le 14 août 1934 à Reims.

Vers 1930, Maurice Roussel entre comme aide-charron au dépôt local des machines (locomotives) de Reims (51), embauché par une compagnie de chemin de fer – probablement la Compagnie des chemins de fer de l’Est – qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1] (il deviendra agent SNCF n° 42823).

Reims, la gare, vue aérienne. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Il est syndicaliste CGT et militant communiste.

Carte syndicale CGT, Fédération des chemins de fer. Collection Mémoire Vive.

Avant-guerre, la police française connaît son activité : notant le fait qu’il tient des réunions au café du Coq Hardi, avenue de Laon à Reims, elle suppose qu’il est secrétaire d’une cellule d’entreprise de la SNCF.

Au moment de son arrestation, Maurice Roussel est domicilié au 7, rue Jobert-Lucas (devenue rue Charles-Lucet ?) à Reims.

Avec René Manceau, Roland Soyeux (déportés le 6 juillet 1942), et Gaston Lelaurain [2], il forme lepremier groupe de résistance SNCF de la région.

Le 10 novembre 1941, Maurice Roussel est inscrit sur les listes des ex-militants communistes établies par le commissariat central de Reims.

Le 26 février 1942, il est arrêté à son domicile par la Feldgendarmerie , comme otage en représailles après des attentats contre des soldats allemands à Chalon-sur-Saône et à Montceau-les-Mines, en même temps que dix-sept autres Marnais (membres de la communauté juive, militants syndicaux et politiques). Appréhendé en même temps que Jules Huon, Marcel Gauthier, René Manceau, Félix Reillon, Henri Roy et Roland Soyeux – tous suspectés d’activité communiste clandestine et futurs compagnons de déportation -, Maurice Roussel est conduit à la Maison d’arrêt de Reims, boulevard Robespierre.

Le 5 mars, il est transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), Frontstalag 122 – Polizeihaftlager , où il est enregistré sous le matricule n° 3677. Pendant un temps, il est assigné au bâtiment A8.