Paul, Charles, Hervy naît le 25 mars 1915 à Paris 11e (75), fils de Charles Hervy et de Marie Guilloux.
Au moment de son arrestation, Paul Hervy est domicilié au 72, avenue de Versailles à Créteil [1] (Val-de-Marne – 94).
Célibataire, il se déclare comme manœuvre.
Il est secrétaire de la section locale des Jeunesses communistes.
Le 1er juin 1940, Paul Hervy est arrêté pour distribution de tracts.
Inculpé de propagande communiste par un juge d’instruction du Tribunal de première instance de la Seine, il est écroué en détention préventive à la Maison d’arrêt de Fresnes (94) le 3 juin (n° d’écrou 5785).
Mais, le 26 juin, il est remis en liberté par les “autorités d’occupation” qui évacuent un quartier de la prison pour leur propre usage.
Dans la nuit du 27 au 28 octobre 1940, vers quatre heures du matin, alors que Paul Hervy colle des affiches (tracts communistes), accompagné du jeune René Besse, de Créteil, ils sont surpris par une ronde de gendarmes de la brigade de Créteil (“flagrant délit”). Quand ils veulent s’enfuir, la chaîne du vélo de Paul Hervy casse : il est arrêté et conduit au commissariat de Créteil où il est durement interrogé.
Le 1er novembre, inculpé d’infraction au décret du 26 septembre 1939 et placé sous mandat de dépôt, il est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé à Paris 14e.
Le 18 novembre, la 12e Chambre du Tribunal correctionnel de la Seine le condamne à treize mois d’emprisonnement pour la première infraction (celle de juin).
Le mardi 9 janvier 1941, il comparaît devant la chambre des mineurs (15e) aux côtés de René Besse – accompagné de son père, responsable civil – et de René Lemoine. Paul Hervy est condamné à huit mois pour la deuxième infraction (celle d’octobre) ; peine confirmée en appel le 28 mai suivant. Le 5 avril 1941, il est transféré à la Maison d’arrêt de Fresnes.
Bien que sa peine vienne à expiration le 5 février 1942, Paul Hervy n’est pas libéré : le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif, ceci afin de respecter les consignes de l’armée d’occupation stipulant qu’aucun Français de sexe masculin arrêté pour activité anarchiste ou communiste ne pourra être libéré sans son accord.