Pierre CORDIER

Matricule 45396
decede
Photographie de Pierre CORDIER
Pierre Cordier à Auschwitz , le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/05/cordier-pierre-gaston/
Convoi 45000

Pierre, Gaston, Cordier, né le 21 mars 1896 aux Maillys (Côte-d’Or), domicilié à Port-sur-Saône (Haute-Saône), mort à Auschwitz le 19 septembre 1942.

Pierre, Gaston, Cordier naît le 21 mars 1896 aux Maillys (Côte-d’Or), chez ses parents, François Cordier, 44 ans, vannier, et Élisa Laurent, son épouse, 38 ans, sans profession, domiciliés rue de Champ-Bazin à Mailly-l’Église, section de la commune. Les témoins pour la présentation du nouveau-né à l’état civil sont un cantonnier et un garde-champêtre. Vivent alors également sous le même toit un frère de 15 ans, Auguste, et une sœur de 11 ans, Marie (née à Charny, 21 ?).

Par la suite, ses parents s’installent à Vezet [1], en Haute-Saône (70), département voisin ; un village qui compte 320 habitants en 1901.

Pierre Cordier obtient le certificat d’études primaires. Il commence à travailler comme journalier.

Le 4 février 1915, à la maire de Vesoul, Pierre Cordier devance sa mobilisation et s’engage volontairement pour cinq ans comme chasseur de 2e classe au 5e régiment de chasseurs d’Afrique, qu’il rejoint six jours plus tard. Le 2 juin 1916, il passe au 1er régiment léger et part aux armées du Nord et du Nord-Est. Du 26 juin au 22 juillet, il est évacué pour fièvre à l’hôpital temporaire n° 4 de Beauvais (Oise – 60), puis bénéficie d’une convalescence de trente jours. Le 5 février 1917, il est évacué pour maladie sur l’hôpital temporaire n° 90 de Cosnes-sur-Loire (Nièvre – 58). Le 20 mars, il passe à l’hôpital temporaire n° 85 de Nevers (58). Le 26 mars, il bénéficie d’une convalescence d’un mois. Le 9 août 1917, il rentre au dépôt et passe au 11e régiment de cuirassiers. Le 1er octobre, il part aux armées du Nord et du Nord-Est. Le 20 décembre, il est évacué sur l’ambulance 243 pour maladie, puis, le 4 janvier 1919, dirigé sur l’hôpital d’évacuation n° 37. Le 11 janvier, il passe à l’hôpital temporaire n° 25 de Pont-Sainte-Maxence (60). Le 4 février, il part en permission de dix jours. Le 23 février, étant en permission, il est admis à l’hôpital mixte de Gray (70). Après une convalescence de dix jours, il rejoint son corps aux armées le 26 mars. Le 9 juin 1918, lors de la bataille du Matz, dans le cadre d’une vaste offensive allemande (3e bataille de l’Aisne), à Élincourt-Sainte-Marguerite, 12 km au nord de Compiègne (60), Pierre Cordier est atteint par les gaz de combat et dirigé sur l’hôpital d’évacuation (HOE) de Canly (60) pour intoxication. Le 13 juin, il passe à l’hôpital complémentaire n° 50 de Chartres (Eure-et-Loir). Le 12 septembre, il part pour une convalescence qui s’achève le… 11 novembre 1918. Il rejoint son corps aux armées, puis entre au dépôt un mois plus tard.

Le 6 janvier 1919, la commission de réforme de Versailles le déclare inapte un mois pour « râles sibilants et ronflants dans les deux poumons suite de bronchite, intoxication sérieuse par les gaz ». Du 26 janvier au 19 avril 1919, il est mis à la disposition du Réseau de l’Est comme volontaire. Il est titulaire d’un certificat de bonne conduite. En 1925 [?], il recevra la médaille interalliée de la Victoire.

Par la suite, l’armée le classe dans l’affectation spéciale comme homme d’équipe à la Compagnie des Chemins de fer de l’Est.

Le 6 mars 1920, à Soing (70), Pierre Gaston Cordier épouse Jeanne Sponem, née le 8 mars 1899 à Rupt-sur-Saône (70), mais alors domiciliée à Soing avec sa famille. En 1921, le couple est domicilié au 24, rue des Casernes, à Vesoul. Leur fils Robert naît à Soing en 1921.

Pierre Gaston Cordier est alors agent de train, toujours à la Compagnie des chemins de fer de l’Est.

En 1922, il est trésorier général du syndicat unitaire des cheminots de Vesoul (CGTU) dont Charles Furlenmeyer est le secrétaire général.

En janvier 1925, les Cordier demeurent au 70, rue du Tir prolongée, à Vesoul. En 1926, ils habitent au 70, rue Jean-Jaurès, probablement après un changement du nom de la même rue. Pierre Gaston Cordier est alors chiffonnier.

En 1929, il est l’animateur de la cellule communiste de Vesoul, avec Henri Corne.