Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Pierre, Joseph, Auguste, Lebreton naît le 4 février 1899 au Mesnil-Vigot (Manche – 50), fils de Victor Le Breton et d’Élise Ledouit.
Le 18 mars 1918, à la mairie de Saint-Lô, Pierre Lebreton s’engage volontairement pour quatre ans au 1er dépôt des équipages de la Flotte comme aspirant-marin. Le 18 mars 1921, il est renvoyé dans ses foyers.
Le 19 juillet 1922, Pierre Lebreton est embauché comme cantonnier voie par la compagnie des chemins de fer de l’État, qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1].
À une date restant à préciser, Pierre Lebreton se marie avec Margarette (Marguerite ?) Turgol. Ils n’ont pas d’enfant.
Le 13 août 1927, comme réserviste, Pierre Lebreton déclare habiter dans le Calvados, à Caen ou à Falaise.
En septembre 1936, il passe en domicile au recrutement de la Seine.
Au moment de son arrestation, Pierre Lebreton est domicilié au 6, rue des Acres à Vire (Calvados – 14).
Il est alors cantonnier S.E. à Vire, SNCF région Ouest.
Dans la nuit du 3 au 4 mai 1942, avec Jules Datin et François Poirier, il est arrêté à son domicile par la police militaire allemande ( Feldgendarmerie ) comme otage “communiste” à la suite du déraillement de Moult-Argences (Airan) [2], et incarcéré à la gendarmerie de Vire. Il est rapidement transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).
La caserne de Royallieu en 1957 ; au deuxième plan, alignés transversalement, les six grands bâtiments du quartier C. Isolés par une clôture de barbelés, ils ont constitué le “camp juif” du 13 décembre 1941 au 6 juillet 1942. Ensuite, ils ont servi au regroupement des détenus pour le prochain convoi en partance. L’enceinte et les miradors du camp ont disparu (les deux hangars en bas à gauche n’existaient pas). Carte postale. Coll. Mémoire Vive.
Entre fin avril et fin juin 1942, Pierre Lebreton est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
