Rachel Lacordais naît le er mai à La Croix-de-Bléré Indre-et-Loire fille de Joseph Lacordais ans bûcheron et d’Adèle Menou ans son épouse dont elle est le quatrième enfant avant elle sont nés Joseph en à… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
Le décembre à la mairie de Saint-Denis-Hors elle se marie avec Paul Deniau né le juin à Bourré sur les rives du Cher Loir-et-Cher fils de vigneron et lui-même cultivateur dans cette commune. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
Le lendemain septembre à h du matin Rachel Deniau est arrêtée chez elle à Amboise par la Sipo-SD Gestapo de Tours N’étant pas au courant de ses activités clandestines son mari n’est pas arrêté. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
Le lendemain septembre à h du matin Rachel Deniau est arrêtée chez elle à Amboise par la Sipo-SD Gestapo de Tours N’étant pas au courant de ses activités clandestines son… Le janvier cent premières femmes otages sont transférées en camions au camp de Royallieu à Compiègne leurs fiches individuelles du Fort de Romainville indiquent Nach Compiègne uberstellt transférée à Compiègne…
Rachel DENIAU est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31773, tatoué sur son avant-bras gauche.
Rachel Deniau succombe au Revier le avril d’après l’acte de décès établi par l’administration SS du camp Sterbebücher. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.
Rachel DENIAU demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.