Raymond LEGRAND

Matricule 45771
decede
Portrait de Raymond LEGRAND
Raymond Legrand, plaque au cimetière du Père Lachaise. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Raymond, Hervé, Legrand, naît le 22 décembre 1900 à Paris 14e arrondissement – à la maternité de Port-Royal – fils de Marie Legrand, 25 ans, lingère, domiciliée au 9, passage de l’Industrie, et de « père non dénommé ». Il semble avoir une sœur ou une cousine, « L. », née vers 1891 (à vérifier…).

Raymond Legrand poursuit des études secondaires.

En 1919, après la fin de la guerre, il s’engage dans l’armée pour trois ans. Affecté au 58e régiment d’infanterie, il devient sergent sur une auto-mitrailleuse (il est titulaire du permis de conduire).

Démobilisé, Raymond Legrand trouve un emploi de comptable dans une entreprise de 35 employés, installée au 27, rue Lafitte à Paris.

Entre 1924 et 1927, il est adhérent à la CGTU.

À partir du 12 décembre 1927, il loge au 39, boulevard Ornano (Paris 18e).

En 1928, il est comptable chez un marchand de pneumatiques rue d’Amsterdam à Paris 9e. Il est alors membre de la Chambre syndicale unitaire des comptables, teneurs de livres et employés aux écritures de la Seine.

Cette même année, il est également membre du 8e rayon de la région parisienne du Parti communiste.

Le 5 août, à Ivry-sur-Seine, il est appréhendé lors d’une manifestation de rue organisée par la section locale du PC, puis relâché après vérification de domicile, sans aucune suite judiciaire.

À l’automne 1934, il habite au 66, rue du Vertbois (Paris 3e). Il est célibataire.

En 1928, il commence à s’intéresser à la politique du Parti communiste. Pendant un temps, il appartient à l’Union socialiste républicaine, qu’il quitte lors de l’avènement du Front Populaire en 1936 (?). Participant aux grèves et aux manifestations, il adhère en Parti communiste en juillet, inscrit à la cellule 301, peut-être par l’entremise d’André Mercier, député de Paris et désigné comme un ami. Raymond Legrand est membre du bureau de sa cellule pendant cinq mois. Pendant un mois, il suit les cours de l’école des cadres organisée par la section communiste du 3e arrondissement.