René DUFOUR

Matricule 45498
decede
Photographie de René DUFOUR
René Dufour le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/02/rene-dufour-le-8-juillet-1942-dufour/
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René Dufour naît le 17 décembre 1903 à Guignes-Rabutin (Seine-et-Marne), chez ses parents, François Dufour, 26 ans, domestique, et Caroline Léonie Bonnel, 23 ans, domestique, son épouse. Les témoins pour l’inscription du nouveau-né à l’état civil sont Alexandre Bonnel, 48 ans, manœuvre, et Antoine Bonnel, 28 ans, cantonnier.

Le 12 décembre 1925 à Maisse, sur l’Essonne, 7 km à l’est de Milly-la-Forêt (Seine-et-Oise / Essonne), René Dufour se marie avec Yvonne Bourgeaut, née le 9 février 1909 dans cette localité. Ils auront deux enfants.

Au moment de son arrestation, René Dufour est domicilié depuis plusieurs années avec sa famille au 70, rue de Paris à Épinay-sur-Seine [1] (Seine / Seine-Saint-Denis).

Il est cimentier.

Sous l’Occupation, la police française le désigne comme un « meneur communiste actif ».

Le 6 décembre 1940, René Dufour est appréhendé par des agents du commissariat de la circonscription de Saint-Denis lors d’une vague d’arrestations collective visant 69 hommes dans le département de la Seine, internés administrativement en application du décret du 18 novembre 1939. D’abord rassemblés à la caserne des Tourelles, boulevard Mortier à Paris 20e, ils sont conduits le jour même au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé au début du mois d‘octobre 1940 dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt.

Centre de séjour surveillé d’Aincourt. Plan de l’enceinte montrant les points d’impact après le bombardement par un avion anglais dans la nuit du 8 au 9 décembre 1940. Arch. dép. des Yvelines (cote 1W71).

À partir du 16 juillet 1941, un nommé Dufour travaille dans la journée chez un agriculteur, à la ferme Roos sur la commune d’Aincourt : est-ce lui ?

Le 5 mai 1942, René Dufour fait partie d’un groupe de détenus transférés au “centre de séjour surveillé” de Voves (Eure-et-Loir). Enregistré sous le matricule n° 353, il n’y reste que cinq jours.

Entrée du camp de Voves. Date inconnue, probablement après mars 1943. © Musée de la Résistance Nationale, Champigny, fonds de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé.

Le 10 mai, il fait partie des 81 internés remis aux “autorités d’occupation” à la demande de celles-ci et transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Le camp militaire de Royallieu en 1956. Au premier plan, en partant de la droite, les huit bâtiments du secteur A : le « camp des communistes ». En arrière-plan, la ville de Compiègne. Carte postale, coll. Mémoire Vive.