Vers 1938 (extrait, voir ci-dessous). Collection Frédérique Robert. Droits réservés.
René, François, Perrottet naît le 20 mai 1921 au domicile de ses parents, Georges Perrottet 21 ans, livreur (puis mortaiseur), et de Germaine Frings (ou Frengs), son épouse, 21 ans, couturière à domicile, demeurant au 9, rue Julie à Paris 14e. Un des deux témoins est François Frings, cocher.
Fils cadet, René Perrottet a eu treize frères et sœurs : Paul, l’aîné, puis – après René – Geneviève, Raymond, décédé à 4 ans, Madeleine décédée à 18 mois, Lucien, Christiane, Ghislaine, Huguette, Yolande, Henri, Micheline, Daniel et Solange.
En 1936, la famille habite au 26, avenue Victor-Hugo à Cachan [1] (Seine / Val-de-Marne – 94), dans la cité-jardin [2]. Le père est au chômage. Son frère aîné Paul, 21 ans, est tôlier chez Bernadet à Bourg-la-Reine [1] (Seine / Hauts-de-Seine).
René Perrottet, entre sa sœur Geneviève, 16 ans, et leur mère, Germaine. Collection Frédérique Robert. Droits réservés.
René Perrottet est imprimeur typographe, adhérent au Syndicat CGT du Livre et du Papier de janvier 1937 à septembre 1939, mais sans y exercer aucune fonction.
Militant actif des Jeunesses communistes, il est diffuseur de L’Avant-Garde et de L’Humanité avant guerre.
Après l’interdiction du Parti communiste, il reste actif dans la clandestinité.
À partir du 27 septembre 1939, René Perrottet vit « maritalement » avec Raymonde L., née le 29 mars 1920 à Paris 14e, qu’il a probablement connue à la Cité-Jardin ; les parents de René sont hostiles à leur relation.
Le 26 janvier 1940, il est interpellé par la police devant la Chambre des Députés au cours d’une manifestation du Comité mondial des femmes contre la guerre , puis relaxé « après les vérifications d’usage » ; peut-être y accompagnait-il son amie…
En juin 1940, son frère aîné, Paul, est fait prisonnier de guerre, puis interné en Allemagne, ce qui réduit considérablement les ressources de la famille.
Le 8 août 1940, à la suite d’une dénonciation, le commissaire de police de la circonscription de Gentilly effectue une perquisition au domicile familial des Perrottet, où René habite toujours et où sont trouvés 83 tracts communistes qu’on lui avait remis pour qu’il les distribue. Arrêté, René est envoyé au Dépôt le jour même (Raymonde L. étant mise hors de cause). Inculpé d’infraction à l’ordonnance allemande du 20 juin 1940 (avis affiché le 14 août ?), il est « mis sous mandat allemand » et écroué au quartier allemand (?) de la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e).
