Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
René, Henri, Petitjean naît le 1er septembre 1900 à Vincelles (Yonne), fils d’Athanase Petitjean, 38 ans, chef cantonnier aux Ponts-et-Chaussées, et de Marie Jouard, 41 ans, alors sans profession, domiciliés Route Nationale. René à un frère, Honoré Eugène, né le 18 octobre 1886 à Venoy, où leur père était alors vigneron. En 1901, Charles Jouard, le père de Marie, âgé de 69 ans habite alors avec eux. Après avoir accompli son service militaire (1906-1908), son frère est d’abord parti vivre à La Fère (Aisne). En 1911, ses parents sont installés rue de l’Abreuvoir et la mère de famille est devenue cabaretière (marchande de vins en 1921).
Le 14 janvier 1913, son frère Honoré se marie à Meaux avec Blanche Oré. En juillet suivant, il habite au 2 rue Nicolas-Rotet à Paris 13e. D’août 1914 à avril 1919, il est mobilisé à la 5e section de Commis et ouvriers militaires d’administration à Nuits-sous-Ravières (Yonne), jusqu’à être promu adjudant.
Le 17 mars 1920, René Petijean est appelé à accomplir son service militaire comme soldat de 2e classe aux 1er groupe d’aérostation. Le 16 novembre suivant, il est nommé soldat de 1re classe. Le 16 février 1921, il est nommé caporal. Le 4 mars 1922, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite.
Le 3 juin 1922 à Vincelles, René Petitjean se marie avec Lucie Hubert. En mars 1923, ils sont domiciliés au 11 rue Abel-Lovelaque (Paris 13e). Mais le couple divorce le 17 juin 1925.
En janvier 1926, René Petitjean habite au 12, rue Lahire (Paris 13e).
Le 30 septembre 1926 à Paris 13e, René Petitjean épouse en secondes noces Marthe Clémence Rochette, née le 14 novembre 1893 à Paris 7e. Ils habitent alors tous deux au 12, rue Lahire, où Marthe exploite un commerce de mode. Ils auront deux enfants : Danièle, née le 10 mars 1930, et Didier, né le 10 avril 1931.
À partir du début octobre 1930, le couple revient au 11 rue Abel-Lovelaque (Paris 13e).
René Petitjean est alors tourneur sur métaux dans une usine de l’arrondissement.
À partir de 1931, il est adhérent de l’Union syndicale des travailleurs de la Métallurgie, voiture, aviation, maréchalerie et parties similaires (CGTU) et militant du Parti communiste, membre du 4e rayon de la région parisienne. Il est également adhérent à la 13e section de la Fédération des locataires. Il est déjà connu des Renseignements généraux de la préfecture de police.
En mai 1932, René Petitjean se présente aux élections législatives dans la 1re circonscription du 13e arrondissement au titre du « Commerce et de l’Artisanat ». Selon les Renseignements généraux, sa candidature de dernière heure n’a d’autre but que de favoriser celle de Pierre Sémard, qui se présente au nom du Parti communiste, au détriment de Louis Gélis, conseiller municipal communiste du quartier de la Maison Blanche, exclu en 1929 et membre fondateur du Parti ouvrier-paysan (POP), lequel sera élu.
Au cours de l’année 1934, René Petitjean est inscrit sur les listes électorales de Clichy-la-Garenne [1] (Seine / Hauts-de-Seine). Cette année-là et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 63, rue de Neuilly à Clichy, adresse où il tient une petite épicerie avec son épouse. Lui-même se déclare comme commerçant. En février 1940, la commission de réforme de la Seine le classe “service auxiliaire” pour forte myopie et obésité (il avait déjà été “réformé définitif n° 2 dès le 21 juillet 1937 pour les mêmes motifs).
