René SOLARD

Matricule 46107
decede
Photographie de René SOLARD
Photo transmise par René Aondetto, rescapé du convoi — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/01/solard-rene-constant/
Convoi 45000

René, Constant, Solard naît le 9 janvier 1892 à Paris 15e (75), fils de Constant Solard, 35 ans, et de Hermence Vincent, son épouse, 28 ans, merciers, domiciliés au 105, rue Cambronne.

Au tournant du siècle, son père, Auguste, devient propriétaire au hameau de La Détourbe à Armentières-sur-Avre (Eure – 27), où il vient habiter avec sa famille tout en restant bonnetier.

Le 16 juin 1904, la mère de René, Hermence, âgée de 41 ans, décède au domicile familial. La déclaration est faite en mairie par deux amis du couple, un propriétaire agricole et un cafetier résidants sur la commune. René a alors 11 ans et demi.

Le 24 décembre 1904, à Armentières, Constant Solard, âgé de 48 ans, se remarie avec Gabrielle Renée Marie Brière, 32 ans, institutrice, divorcée depuis deux ans d’un premier mariage, duquel elle a eu trois fils restés avec elle : Gabriel Turquetil, né en 1896, Raymond, née en 1897, et Gérard, né en 1898, tous à Pont-Audemer (27).

En 1907, Constant et Gabrielle Solard ont un autre fils, Daniel Clément, né le 20 août à leur domicile.

En 1911, René Solard, âgé de 19 ans, a quitté le foyer paternel. Pendant un temps, il habite au 83, rue Fondary à Paris 15e, et commence à travailler comme mécanicien automobile.

Le 10 octobre 1913, appelé au service militaire, René Solard est incorporé comme sapeur de 2e classe au 1er régiment du Génie, cantonné à Versailles. Il est encore “sous les drapeaux” quand est promulgué le décret de mobilisation générale. Dès le 22 août 1914, il est porté disparu entre Ville-Houdlémont (Meurthe-et-Moselle), près de la frontière, et Baranzy, en Belgique. Cette journée de la Bataille des Frontières est considérée comme la plus meurtrière de l’histoire de l’armée française : 27 000 soldats sont tués sur 400 km de front, de la Belgique à la Lorraine. René Solard a été fait prisonnier de guerre. Il est d’abord admis à l’hôpital ( Lazarett ) de Grafenwöhr (Bavière), puis, le 26 janvier 1915, interné au camp de prisonniers voisin ( Gefangenen Lager – Get. Lag. ), 4e compagnie de prisonniers. Le 25 août 1915, il est transféré au camp de Puchheim, dans la grande banlieue ouest de Munich (Bavière), puis, le 16 janvier 1916, au camp de Landshut (Basse-Bavière). À plusieurs reprises, il est admis en hôpital militaire à Augsburg (Bavière) pour maladie. En mai 1918, il est transféré au camp de Lechfeld (Bavière). Libéré, puis rapatrié en France le 15 décembre 1918, René Solard se voit accorder une permission jusqu’au 21 février 1919, jour où il rejoint son dépôt. Le 25 mars suivant, il passe au 19e escadron du train des équipages. Le 24 août, il est mis en congé illimité de démobilisation, titulaire d’un certificat de bonne conduite, et se retire au 83, rue Fondary.

Il reprend son métier de mécanicien.

Le 2 octobre 1919 à Paris 15e, il se marie avec Germaine Gastel, née le 9 août 1895 à Paris 15e, domiciliée au 30, rue Bargue, lingère mais fille de bijoutier ; les témoins sont un typographe et un ouvrier métallurgiste. René et Germaine ont une fille, Marcelle, née le 10 août 1920 à Paris 14e ; à vérifier…

À partir de mars 1929 et jusqu’au moment de son arrestation, René Solard est domicilié avec sa famille au 63, rue du Théâtre, à Paris 15e, près de l’angle de la rue de Lourmel.

Paris 15e. Perspective sur la rue de Lourmel vue depuis la rue du Théâtre dans les années 1910. À gauche, le bureau de poste au pied de l’immeuble du n° 64 existe encore en octobre 2020. Carte postale, collection Mémoire Vive.

Il devient représentant de commerce, puis chauffeur-livreur. À la veille de son arrestation, il est employé par une maison sise au 152, boulevard de Grenelle (?).