Robert COURTAS

Matricule 45406
decede
Photographie de Robert COURTAS
Robert Courtas, le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/12/courtas-robert-albert-lucien/
Convoi 45000

Robert, Alain, Lucien, Courtas naît le 7 juillet 1923 à Persan [1] (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), fils d’Édouard Marius Courtas, 36 ans, ajusteur, et de Marguerite Yvonne Natalias, 36 ans, son épouse, tous deux natifs de Blois (Loir-et-Cher) et alors domiciliés rue de Pontoise.

Fin 1910, son père était venu s’installer en banlieue parisienne – d’abord à La Plaine-Saint-Denis (Seine / Seine-Saint-Denis – 92) – avant même son mariage, célébré à Blois le 27 avril 1912. Rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale pour rejoindre le 1er régiment du Génie, il a été blessé au bras et à la hanche gauche par un éclat d’obus fin septembre 1915, mais n’a été démobilisé par le 19e régiment du “train auto” que le 21 mars 1919, se retirant au 5, rue de la Lingerie à Paris 1er, près des Halles.

Leur premier enfant, Édouard, Paul, Georges, est né le 9 octobre 1918 à l’hôpital Beaujon (Paris 8e) alors qu’ils sont domiciliés à Puteaux (92) depuis juillet 1912.

Installée à Persan en mars 1921, la famille Courtas n’y reste pas longtemps, habitant à Aulnay-sous-Bois (92) en août 1924. Elle compte bientôt quatre enfants, dont Paulette Yvonne, née le 6 juin 1921 à Persan, et Marcel, né en 1925 à Aulnay.

En juillet 1926, ils emménagent dans un immeuble HBM récemment construit sur les anciennes fortifications au 2, rue Frédéric-Schneider à Paris 18e.

La rue Frédéric-Schneider dans les années 1920. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Au recensement de 1936, la famille s’est agrandie avec les naissances de Roger Fernand, né le 28 décembre 1926, mais décédé le 24 décembre 1927, âgé d’à peine un an, et d’Yvonne Fernande, née le 12 février 1931 à Paris 18e.

En 1936, les deux Édouard Courtas, père et fils aîné, travaillent comme ajusteurs dans une entreprise installée boulevard d’Ornano. Le 26 décembre de cette année, Édouard, le fils aîné, se marie à Paris 18e avec une pâtissière de 16 ans habitant le même immeuble avec ses parents.

Comme eux, Robert Courtas devient mécanicien-ajusteur.

Le 10 mai 1941, il quitte le domicile familial avec pour projet de franchir la ligne de démarcation. Dans ce contexte, il fait étape chez des cousins à Cormery (Indre-et-Loire), selon un récit ultérieur de son père à vérifier…

Mais, le 17 mai, le domicile de ceux-ci est perquisitionné en son absence par des gendarmes qui y trouvent quelques papiers (?). Apprenant la chose à son retour chez eux, le 19 mai, Robert Courtas se rend de lui-même à la gendarmerie de Blois où il est aussitôt arrêté (toujours selon le récit de son père…). Inculpé d’infraction au décret du 26 septembre 1939, Robert Courtas est conduit en détention préventive à la Maison d’arrêt de Blois (Loir-et-Cher).

Le 18 juin, le Tribunal correctionnel de Blois le condamne à six mois d’emprisonnement « pour vol et détention de tracts communistes » (?).