Robert LEFRANC

Matricule 45765
decede
Photo non trouvée pour Robert LEFRANC
Image de remplacement. Photographie de Robert LEFRANC non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Robert, Charles, Lefranc naît le 27 juin 1898 à Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76), au domicile de ses parents, Vincent Lefranc, 29 ans, employé aux tramways, et Clémence Cavoret, son épouse, 25 ans, employée (receveuse) aux Postes et Télégraphes, demeurant au 104, rue Lafayette. Le couple aura huit enfants.

Assez tôt, Robert Lefranc est matelot pour l’armateur Blanmagesais, 43 rue Fontanelle à Rouen.

Le 17 avril 1917, il est incorporé au 1er dépôt des équipages de la Flotte, arrivant au corps une semaine plus tard comme matelot de 3e classe. Le 16 avril 1917, il est nommé apprenti marin sans spécialité. Il part en campagne contre l’Allemagne et ses alliés du 4 juillet suivant au 23 octobre 1919. Le 16 avril 1920, après trois années de service, il est renvoyé dans ses foyers et se retire à Saint-Nicolas d’Aliermont, près de Dieppe (76).

Le 20 septembre 1920 à Saint-Nicolas-d’Arliermont, près de Dieppe (76), Robert Lefranc se marie avec Denise Decaux, née le 15 mai 1901 à Dampierre-Saint-Nicolas. Ils auront un fils, Gabriel, né en 1922.

Au printemps 1926 et jusqu’en mars 1938, ils habitent au Bout-d’Amont à Saint-Nicolas-d’Aliermont.

En 1926, Robert Lefranc est ajusteur aux Chantiers de Normandie et Denise est horlogère dans l’usine de la Société Duverdrey et Bloquel à Saint-Nicolas-d’Aliermont (réveils Bayard, entre autres).

De mai 1935 à mai 1940, Robert Lefranc est conseiller municipal communiste de Saint-Nicolas-d’Aliermont, où il est secrétaire de la cellule locale du PCF. En 1937, il est candidat battu aux élections cantonales sur le canton d’Envermeu.

Il vient alors travailler aux chantiers Corue, à Dieppe, où il est considéré comme meneur, organisant des grèves. La police française le désigne comme ouvrier d’usine. Son acte de décès indique comme profession “horloger”.

Robert Lefranc est secrétaire du Syndicat des Métaux de Dieppe.

Pendant un dizaine de mois avant la guerre, il travaille aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime, chantier naval installé au Trait. Il loge alors à Duclair, peut-être chez sa mère, alors veuve, domiciliée Route de Rouen, et rentre chaque fin de semaine à son domicile de Dieppe. La police de Duclair ne constate aucune activité politique de sa part.

À la mi-juin 1939, il emménage avec sa famille au 84, rue d’Écosse, à Dieppe.

Le 8 mars 1940, rayé de l’ “affectation spéciale” par mesure disciplinaire, il est réintégré dans sa subdivision d’origine et dirigé sur le dépôt d’infanterie 33 à Cherbourg.