Roger GUY

Matricule 45648
decede
Photographie de Roger GUY
Matricule « 45 648″ à Auschwitz Matricule « 45 648″ à Auschwitz Roger Guy né en 1909 à Paris 6 è ; domicilié à Joinville-le-Pont (Seine / Val-de-Marne) ; représentant dans un cabinet d’architecte ; secrétaire des jeunesses communistes de Joinville ; arrêté le 5 octobre 1940 ; interné aux camps d’Ain — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2020/05/guy-roger/
Convoi 45000

IDENTIFICATION INCERTAINE… Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Coll. Mémoire Vive. Droits réservés.

Roger, Gustave, Guy naît le 23 août 1909 à la clinique d’accouchement Tarnier (hôpital Cochin), 89 rue d’Assas à Paris 6e, fils de Gustave Séraphin Guy, 36 ans, électricien, et d’Élise Gaillot, son épouse, 26 ans, couturière, domiciliés au 102, rue de L’Ourcq, Paris 19e.

Roger Guy poursuit des études jusqu’au brevet élémentaire.

Pendant un temps, il habite chez ses parents, alors domiciliés place Philibert-Pompée à Ivry-Sur-Seine (Seine / Val-de-Marne – 94). Il commence à travailler comme employé de commerce.

Le 23 avril 1930, Roger Guy est incorporé au 20e bataillon de chasseurs afin d’accomplir son service militaire. Le 16 octobre suivant, il est nommé caporal. Le 11 avril 1931, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Pendant un temps, Roger Guy est déclaré comme « représentant textilaire » ; il cotise au Syndicat des voyageurs-représentants. En dernier lieu, il est sans doute employé de commerce chez Haymann (?), au 2, rue d’Uzès à Paris.

En avril 1931, il habite au 38, avenue de l’île à Joinville-le-Pont [1] (94). En janvier 1933, il demeure au 19 bis, avenue des Familles, dans un secteur pavillonnaire de cette commune, voie au milieu de laquelle s’ouvre le cimetière.

Du 17 juillet au 6 août 1933, il effectue une période de réserve au 31e BCS.

À Joinville, il fait partie du club de natation local (CAJ) et des Auberges de la Jeunesse.

Ancien adhérent des Jeunes communistes, il est secrétaire pendant un temps de la cellule Joinville-Polangis du PCF.

Le 2 juillet 1938 son père, Gustave Guy, décède à Joinville-le-Pont. C’est peut-être alors que – toujours célibataire – il s’installe avec sa mère infirme au 55, avenue des Familles, qui sera son domicile au moment de son arrestation.

Le 4 septembre 1939, Roger Guy est mobilisé au 235e régiment d’infanterie. Durant la Campagne de France, il participe aux combats dans les secteurs de Villers-Cotteret, Lézignan, de la Marne et de la Loire. Il est démobilisé en août 1940.