Rosa-Michelle, dite »Rosie » FLOC’H

Matricule 31854
🕊️ Morte en déportation
Portrait documenté de Rosa-Michelle, dite »Rosie » FLOC’H
Crédit non indiqué par la source

Rosa-Michelle est née le septembre à Saint-Aubin-le-Vertueux Eure cinquième d’une famille de six enfants Le père cheminot sur le réseau de l’État travaillait à la gare Montparnasse. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Les renseignements conservés sur sa jeunesse, sa profession et sa vie familiale restent limités. Cette lacune est signalée ici afin de ne pas inventer un parcours que les archives disponibles ne permettent pas de reconstituer avec précision.

Rosa-Michelle est née le septembre à Saint-Aubin-le-Vertueux Eure cinquième d’une famille de six enfants Le père cheminot sur le réseau de l’État travaillait à la gare Montparnasse. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Les circonstances exactes de son arrestation ne sont pas entièrement documentées. Elle faisait des V et s’occupait à transformer en Vive les Anglais un Vive les Allemands quand un feldgendarme est passé par là Il l’a emmenée à la kommandantur de…

Rosa-Michelle, dite »Rosie » FLOC’H est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31854, tatoué sur son avant-bras gauche.

Elle est morte au revier de Birkenau au début de mars. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Rosa-Michelle, dite »Rosie » FLOC’H demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse. Les archives et les témoignages sont croisés avec prudence, car les destructions de documents et le temps écoulé laissent parfois des dates, des fonctions ou des circonstances sans réponse définitive.