Simone EIFFES

Matricule 31764
🕊️ Morte en déportation
Portrait documenté de Simone EIFFES
Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oswiecim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Simone Marcelle Marie Louise Eiffes naît le mai à Paris e fille de Marcel Eiffes ans employé de tramway et de Mathilde Counhaye ans receveuse son épouse Sans avoir d’engagement politique avéré ses parents sont… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Simone Marcelle Marie Louise Eiffes naît le mai à Paris e fille de Marcel Eiffes ans employé de tramway et de Mathilde Counhaye ans receveuse son épouse Sans avoir d’engagement politique avéré ses parents sont… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Fin octobre-début novembre Simone Eiffes parvient à se faire prêter provisoirement une chambre au rue Letort dans laquelle elle héberge Georges Feldman quand le locataire en est absent. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Le octobre Georges Feldman échappe de peu à une interpellation par des agents du commissariat du Gros-Caillou lors d’un lancer de tracts Chômeurs de Paris à bicyclette rue Cler Paris… Le janvier cent premières femmes otages sont transférées en camions au camp de Royallieu à Compiègne leurs fiches individuelles du fort de Romainville indiquent Nach Compiègne uberstellt transférée à Compiègne…

Simone EIFFES est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31764, tatoué sur son avant-bras gauche.

Le même jour le père de Simone Marcel Eiffes fait l’objet d’un arrêté d’internement administratif signé par le préfet de l’Aisne au prétexte que des distributions ou diffusions de tracts sur le territoire d’Hirson ont coïncidé avec ses aller-retour à… Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Simone EIFFES demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.