Théodora VAN DAM, née Disper

Matricule 31749
🕊️ Morte en déportation
Photographie non retrouvée pour Théodora VAN DAM, née Disper
Photographie individuelle non retrouvée. Image de remplacement.

Théodora Disper naît le juin à Edam Pays-Bas. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

À une date restant à préciser elle se marie avec Hendrik Van Dam. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Sous l’occupation Hendrik Van Dam appartient à un réseau grâce auquel des résistants hollandais s’évadent et passent en Angleterre. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Les circonstances exactes de son arrestation ne sont pas entièrement documentées. Le octobre la Gestapo arrête Madame Van Dam Elle est conduite rue des Saussaies à Paris siège de la Gestapo pour y être interrogée puis est envoyée seule le même…

Théodora VAN DAM, née Disper est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31749, tatoué sur son avant-bras gauche.

Theodora Van Dam succombe dès le février selon l’acte de décès établi par l’administration SS d’Auschwitz. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Théodora VAN DAM, née Disper demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse. Les archives et les témoignages sont croisés avec prudence, car les destructions de documents et le temps écoulé laissent parfois des dates, des fonctions ou des circonstances sans réponse définitive. Ces silences documentaires font partie de son histoire et ne doivent jamais être comblés par une invention.