Victor MARTIN

Matricule 45846
decede
Photo non trouvée pour Victor MARTIN
Image de remplacement. Photographie de Victor MARTIN non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Victor, Albert, André, Martin naît le 6 mai 1918 à Paris 9e, chez ses parents, Émile Martin, 40 ans, cordonnier, alors mobilisé, et Angèle Decaestekker, 40 ans, couturière, son épouse, domiciliés au 39 rue de Chateaudun. Victor est le dernier-né d’une famille d’au moins cinq enfants comptant également Émile, né en 1905 à Bours (Pas-de-Calais), Hélène, née en 1906, Marie, née en 1913, et Alice née en 1915, toutes trois à Paris.

Rappelé à l’activité militaire par le décret du mobilisation générale du 1er août 1914, leur père a rejoint le 6e régiment territorial d’infanterie trois jours plus tard. Mais, dès le 14 septembre suivant, la Commission spéciale de Dunkerque l’a réformé n° 2 pour « bronchite chronique ». Le 8 mai 1915, tenant compte de son emphysème, la Commission spéciale de réforme de Paris l’a affecté au “service auxiliaire”. Le 30 juillet suivant, il a rejoint la 24e section de C.O.A. comme soldat de 2e classe. Le 27 janvier 1916, la Commission de réforme de Versailles l’a réformé temporairement 1re catégorie pour « emphysème, bronchite chronique ». Le 8 janvier 1917, la Commission de réforme de la Seine l’a classé de nouveau “service auxiliaire”. Il a été affecté à la 20e section de secrétaires d’état-major, puis à la 22e section d’infirmiers militaires de Paris. Le 17 février 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation.

Le 14 janvier 1920, la 4e Commission de réforme de la Seine propose Émile Martin pour une pension d’invalidité temporaire de 30 % pour « bronchite chronique avec emphysème, tachycardie, crises d’asthme. Bon état général » (sic). Cependant, celui-ci décède « en son domicile » deux ans plus tard, le 10 janvier 1922, âgé de 43 ans.

Le 28 janvier 1925, son fils Victor (5 ans 1/2) est “adopté par la Nation” en vertu d’un jugement du Tribunal civil de la Seine.

Pendant un temps, celui-ci habite seul avec sa mère au 39, rue de Châteaudun. Au printemps 1936, il est employé chez Lesage, 13 rue Grange-Batelière (9e).

Victor Martin est militant des Jeunesses communistes de 1936 à 1938.

À partir du 20 septembre 1937, il est cycliste au service photographique du journal quotidien Ce Soir , édité par le Parti communiste sous la direction de Louis Aragon et Jean-Richard Bloch, au 31 rue du 4-septembre (Paris 2e).

En octobre 1938, il est incorporé au 8e Zouaves à Mourmelon-le-Grand afin d’accomplir son service militaire ; il y reste mobilisé au début de la “drôle de guerre”.

Le 11 novembre 1939, à Paris 9e, Victor Martin – alors déclaré comme plombier « actuellement aux armées » – se marie avec Andrée Nère, née le 4 décembre 1921 à Fontenay-aux-Roses (Seine), vendeuse, habitant chez ses parents, dans un immeuble au 21, rue Turgot à Paris 9e.

Le 4 janvier 1940, Victor Martin est réformé temporairement « pour maladie de cœur et lésion pulmonaire ».

Du 15 février au 27 août suivant, il trouve un emploi de chauffeur-livreur chez Lévy-Février, 19 rue de l’Entrepôt (Paris 10e). Après ou avant cette période, il est aussi employé chez Bulard, 61 rue de la Pointe (Paris 13e), et chez De Fontaine, 60 rue Saint-André-des-Arts (6e).