Yvette Feuillet naît le janvier à Paris e fille d’un boulanger À dix ans elle perd son père Restée seule pour élever ses deux filles Yvette et Henriette la mère fait des extras comme cuisinière. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.
Jeune Yvette entre en apprentissage dans une usine de lampes électriques rue Sedaine dans le e arrondissement près de la Bastille Elle est souffleuse et travaille très dur devant des fours. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.
Le octobre sa sœur Henriette est arrêtée en même temps que Pierre Villon Selon la préfecture de police Ginsburger Pierre Villon avait pour principale collaboratrice la demoiselle Feuillet chargée de recruter et de rémunérer à… Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.
Le octobre sa sœur Henriette est arrêtée en même temps que Pierre Villon Selon la préfecture de police Ginsburger Pierre Villon avait pour principale collaboratrice la demoiselle Feuillet chargée de… Septembre Le fort de Romainville est en émoi À la Kommandantur un convoi de femmes venant de la prison de la Santé est arrivé Nous interrogeons le premier groupe et…
Yvette FEUILLET est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31663, tatoué sur son avant-bras gauche.
Alors qu’elle est en voie de guérison elle contracte le typhus elle en meurt le juillet d’après l’acte de décès établi par l’administration SS du camp des rescapées ont indiqué la date du juillet. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.
Yvette FEUILLET demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.