Yvonne GALLOIS

Matricule 31849
🕊️ Morte en déportation
Portrait documenté de Yvonne GALLOIS
Crédit non indiqué par la source

Yvonne Renée Lucie Gallois naît le avril à Sorel-Moussel petit village sur les bords de l’Eure km au Nord de Dreux Eure-et-Loir fille de Raphaël Gallois ans alors ouvrier de scierie à Ézy sur-Eure journalier… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Yvonne Renée Lucie Gallois naît le avril à Sorel-Moussel petit village sur les bords de l’Eure km au Nord de Dreux Eure-et-Loir fille de Raphaël Gallois ans alors ouvrier de scierie à Ézy sur-Eure journalier… Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Au cours de cette année elle se met en ménage avec Marc Marcel Lainé ans né le janvier à Garnay venu de Dreux en juillet et en dernier lieu ajusteur chez Schneider Hispano à Houilles… Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Yvonne Gallois est arrêtée chez elle par des inspecteurs de la préfecture de police. Son parcours carcéral la conduit au fort de Romainville, camp allemand de la région parisienne où sont regroupées les futures déportées du convoi.

Yvonne GALLOIS est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31849, tatoué sur son avant-bras gauche.

Yvonne Gallois meurt à Birkenau le mai selon l’acte de décès établi par l’administration SS du complexe concentrationnaire Sterbebücher qui indique septicémie par phlegmon pour cause crédible mais pas forcément véridique de sa mort Elle a ans. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Yvonne GALLOIS demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.