Yvonne SOUCHAUD, née Houdayer

Matricule 31791
🕊️ Morte en déportation
Photographie non retrouvée pour Yvonne SOUCHAUD, née Houdayer
Photographie individuelle non retrouvée. Image de remplacement.

Yvonne SOUCHAUD née Houdayer appartient au groupe des femmes françaises déportées depuis Compiègne vers Auschwitz en janvier. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Yvonne Souchaud travaille et vit avec son père Clément Houdayer établi comme tailleur pour hommes Depuis longtemps elle est séparée de son mari Le père et la fille sont des militants communistes avant guerre. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Yvonne Souchaud travaille et vit avec son père Clément Houdayer établi comme tailleur pour hommes Depuis longtemps elle est séparée de son mari Le père et la fille sont des militants communistes avant guerre. Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Les circonstances exactes de son arrestation ne sont pas entièrement documentées. Le novembre le père et la fille sont transférés de la prison de Tours au fort de Romainville Clément Houdayer très malade est hospitalisé au Val-de-Grâce où il meurt.

Yvonne SOUCHAUD, née Houdayer est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31791, tatoué sur son avant-bras gauche.

Yvonne Souchaud meurt à Birkenau en mars de la dysenterie D’après Hélène Fournier elle n’a pu tenir jusqu’à cette date. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Yvonne SOUCHAUD, née Houdayer demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.